Le presbytère actuel date de 1886, il servait en même temps de chapelle. Le curé logeait au premier et le Bon Dieu au deuxième. Il va sans dire que le presbytère de 1886 a subi des transformations mais le cadre de l'immeuble demeure sensiblement le même. Voici ce qu'en dit le deuxième curé, M. Joseph Gaudet, à son arrivée le 28 septembre 1886: "J'ai pris possession de la cure la veille de la solennité de la Saint-Michel. Le presbytère n'étant pas logeable, j'ai été en pension deux mois et demi chez M. Cyprien Archambault, c'est-à-dire jusqu'au 15 décembre de la même année. Pendant ce temps, j'ai fait faire le plancher du haut, le plancher du bas, les cloisons et les dépendances. J'ai dit la messe trois dimanches dans le bas et ensuite dans le haut où j'ai érigé un chemin de croix avec la permission de Mgr Fabre. "En 1887, M. le curé F. Mondor de Saint-Michel et M. Alexandre Ménard, cultivateur, aussi de Saint-Michel, après avoir été nommés par Mgr Fabre comme arbitres experts pour faire l'estimation des chapelle, presbytère et dépendances de la dite mission de Saint-Zénon, firent le rapport suivant à Son Excellence: "Nous estimons qu'au meilleur de notre connaissance et notre conscience, le presbytère qui sert en même temps de chapelle, vaut la somme de quatre cents piastres et les autres dépendances, celle de cent piastres". |
C'est à ce moment que les registres de la paroisse s'ouvrent avec le curé Joseph Gaudet. M. Gaudet note qu'à son arrivée le nombre de familles s'élève à 25 plus un veuf et un homme. La population totale en 1887 est de 153, dont 89 communiants. Les registres s'ouvrent et les trois premiers actes en date sont: pour un baptême, soit le 30 janviers 1887, il s'agit de J. Henry Adam St-à-Cousse; pour un mariage, soit le 8 février, celui de Henry Sarrazin et de Philomène Rocheleau, tandis que pour la première sépulture, il s'agirait de J.-Baptiste Sirois, âgé de 7 ans, fils de Dina Plante et d'Olivier Sirois. D'après les régistres, la première sépulture serait le jeune Sirois, mais M. Gaudet note dans son cahier-journal que le premier enterrement serait M. Deslauriers, le deuxième, M. Béland et le troisième l'enfant Sirois. Mais en faisant des recherches dans les registres de Saint-Michel, nous trouvons que la première sépulture ou mortalité à Saint-Zénon fut (Anonyme) O'Connor, inhumé à Saint-Michel le 5 décembre 1870, enfant de Thomas O'Connor et de Caroline McCarthy de la mission de Saint-Zénon. Par contre, le premier mariage serait l'union de Georges Noval et d'Élisabeth O'Connor, fille de Gilbert O'Connor de la mission de Saint-Zénon, le 24 avril 1871. D'autre part, le premier baptême serait: Marie, Amanda Abbott, née le 3 décembre 1870 et baptisée le 6 décembre, enfant de C. Abbott et Aurélie Sarrazin. Le deuxième baptême, soit le 9 novembre 1871, était celui de l'enfant de Guillaume Dulac et d'Élise Lippé, baptisé Hélisé, Aldéric. Aussi, nous découvrons que les curés desservants de 1870 à 1886 furent:
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La première chapelleEn quelle année au juste fut construite la première chapelle de la paroisse, on l'ignore mais, ce qui est certain, c'est que cette chapelle était située vis-à-vis la demeure de M. Cyprien Archambault, plus tard occupée par la famille Joseph St-Georges. Cette maison fut ensuite vendue par succession au gendre de M. St-Georges, M. Wilfrid Barthe. Cette maison fut démolie en 1954 pour les besoins de la voirie provinciale et remplacée par une nouvelle. Cette chapelle, maisonnette d'environ 20 pieds par 22 pieds, fut en usage jusque vers la fin de 1886. C'est à ce moment que le presbytère actuel fut construit et ce dernier servit de chapelle durant plusieurs années. |
