Un bureau de poste vers 1904 |
Après plusieurs correspondances avec le département des postes à Ottawa, cette demande fut enfin prise en considération, puis accordée dans le cours du mois de mai, la même année. Le 20 juin 1870, l'abbé T. S. Prévost reçut l'ordre d'Ottawa d'aller installer des bureaux de poste dans les endroits mentionnés, soit Sainte-Émélie-de-l'Énergie, Saint-Zénon et Saint-Michel-des-Saints. M. l'abbé Prévost prit tout de suite un engagement avec un courrier de Saint-Jean-de-Matha qui accepta de transporter la poste une fois par semaine, moyennant une somme minime que l'inspecteur s'empressa de ratifier. Les courriers commencèrent leur voyage le 1er août 1870. |
Le téléphone
Avant l'apparition du premier téléphone à Saint-Zénon, il fallait parcourir l'interminable trajet en voiture jusqu'à Sainte-Émélie-de-l'Énergie pour aller chercher le médecin, le docteur Paul Allaire.
La première téléphoniste à Saint-Zénon fut Mme Joseph Marcil qui évoquait avec émotion ce souvenir du temps jadis.
"Ce fut un joyeux événement lorsqu'on apprit que la Compagnie de Téléphone de Joliette projetait de prolonger les lignes jusqu'à nous, ceci était en 1905."
Les travaux ont débuté; ce fut Siméon Champagne et son fils Romuald qui montèrent la ligne entre Sainte-Émélie et Saint-Zénon, l'arrivée du premier téléphone au magasin général de Willie Marcil, en face de l'église, apporta une activité nouvelle au village. Comme la plupart des marchands faisaient affaire à Saint-Félix, ils trouvèrent dans le téléphone un mode de communication plus rapide que par la poste ou la voiture.
En 1906, Joseph Marcil acheta l'établissement de son frère Willie, et Rébecca, son épouse, prit la responsabilité du bureau téléphonique. Même si à cette époque il n'y avait que deux abonnés, soit M. Viateur Ducharme, curé, et l'hôtelier, M. Antoine Benoît, Mme Marcil disait que le travail de téléphoniste occupait toutes ses journées. Selon Mme Marcil, à cette époque encore, l'invention du Bell était une nouveauté, c'était toute une aventure que de loger un appel, soit à Joliette ou à Saint-Michel et que souvent elle était obligée de venir en aide aux personnes. |
Voici quelques dates où des changements se sont produits.
1940, la Compagnie de Téléphone de Joliette vendit ses intérêts à Omer Lacoste qui exploita le réseau sous la raison sociale de Compagnie de Téléphone du Nord.
1945, le financier Louis Lévesque fit l'acquisition du système Lacoste et le nomma Coopérative de Téléphone de Joliette
1949, transaction dans laquelle le financier Louis Lévesque vendit à la Compagnie de Téléphone Bell du Canada
17 mars 1962, le téléphone à cadran dans la paroisse |