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Le prix des terresAu début de la colonie, le prix des terres était modique dans toute la région de la Matawinie. Il n'est que 30 cents par acre. Il est donc de 30 piastres pour un lot de cent acres. Le colon n'était pas tenu de payer tout le prix comptant, on n'exigeait de lui qu'un cinquième de la somme totale, soit 6 $. C'est à l'agent des terres de Joliette, M. J. A. Archambault, que le colon devait s'adresser pour acheter un lopin de terre. |
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Formation géologique du village de Saint-ZénonImmédiatement en bordure de la plate-forme laurentienne, apparaissent les premiers dépôts de till glaciaire. Le flanc des collines dans ce secteur présente une pente relativement douce où se sont accrochés les débris glaciaires. L'amoncellement de ces matériaux hétéroclites, dont l'ensemble est constitué d'un mélange de sable, limon, argile et fragments de cailloux anguleux, a été abandonné tel quel par les glaciers.Ainsi adossé aux sallies rocheuses, le till glaciaire ne semble pas avoir épousé de formes définies. Les glaciers semblent l'avoir abandonné à tout hasard sur le versant des collines et un peu partout dans une dédale de vallées et de bas-fonds. Rarement pouvons-nous identifier dans ce secteur une moraine frontale, latérale ou un drumlin typique.Généralement, le till présente une masse informe très cohérente et assez dure. Les cailloux anguleux encastrés dans cette masse sont parfois très gros et proviennent surtout de formations ignées et métamorphiques. Ces dépôts ont donné naissance à la série appartenant au groupe gémétique des podzols. |
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Constitution du sol Il y a 2508 acres de loam sableux à Saint-Zénon. Les sols développés sur le loam de Saint-Zénon occupent la vallée de la Kiagamac, près de Saint-Zénon. Cette vallée profonde et très découpée est jalonnée de terrasses et de deltas formés d'alluvions très ravinées. Cette topographie accidentée confère aux sols un bon drainage sans être excessif. L'altitude moyenne de la vallée est de 1400 pieds, tandis que les collines qui en forment les cadres peuvent atteindre et même dépasser 2000 pieds d'altitude. Le profil de ce sol est bien développé et le sableux de tout le profil repose sur un subtratum sableux. Ce dépôt de sable est très épais et bien lité. Les sols constituent, avec ceux de la série Saint-Michel, les seuls propres à la culture dans la région. Ils sont presque tous déboisés et du fait, fortement exposés à l'érosion.
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Les gars dans les chantiers vers 1920... par un ancien bûcheron"On travaillait d'une noirceur à l'autre, entre 16 et 20 piastres par mois. L'hiver était long parce qu'on descendait seulement aux fêtes.J'ai vécu dans un chantier où l'écurie, la cuisine et la chambre était d'une seule pièce. Des fois, on se faisait réveiller par le cheval qui nous léchait les cheveux. On n'avait pas toutes les commodités. On profitait du dimanche pour ébouillanter notre linge. Quand les poux nous dévoraient trop, on s'en débarrassait en mettant le linge sur le dos du cheval ou on se lavait la tête avec de l'huile à lampe. On mangeait bien, mais c'était toujours la même chose: des beans, du lard salé ou frais, de la soupe aux pois et une sorte de dessert: de la mélasse. |
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| Un chantier de 1939 On se levait à 5 h 30, chaque Chartier soignait son cheval et on quittait le camp après le déjeuner. Habituellement, on arrivait à l'ouvrage avant la clarté. Une fois, un bûcheron s'était ouvert une jambe avec sa hache. J'ai désinfecté la plaie avec du peroxyde, je lui ai fait une mèche avec de la ouate et je lui ai cousu la plaie avec du fil et une aiguille. Le curé venait faire sa tournée dans les rangs, une fois par hiver, pour les confessions et la messe. Tous les soirs, on récitait le chapelet ensemble pour modérer nos sacres. J'espère que le bon Dieu va nous récompenser pour ça"
Le tourisme, la chasse et la pêche L e tourisme n'est pas une chose nouvelle dans la région de Saint-Zénon, car dès les années 1930, voici ce que Mgr Papineau, évêque de Joliette, disait: "Comme les touristes augmentent dans la région, nous permettons à M. le curé de dire une première messe le dimanche en faveur de ces étrangers". C'est donc dire que dès 1930, il y avait plusieurs touristes dans la région." Il ne faut pas oublier que le tourisme est une des principales richesses de la paroissse. Ce qui attire principalement le tourisme est sans doute le paysage du nord, car Saint-Zénon est situé au milieu des Laurentides. |
